Tennis : Blessures les plus fréquentes.

5 août 2016 - Elise Ethier, Physiothérapeute - Santé, Sports

Blog Tennis épaule 2Blog Tennis épaule 1

Au tennis, les blessures fréquentes sont situées à l’épaule et au coude pour le membre supérieur et à la cheville pour le membre inférieur. Au membre supérieur, il s’agit principalement d’une atteinte musculaire, soit la tendinopathie. Celle-ci se définit par l’inflammation du tendon, qui est la portion du muscle qui s’attache à l’os. Les mécanismes de blessure peuvent être soit par surutilisation ou par trauma. Étant donné qu’au tennis il y a répétition de plusieurs mouvements au-dessus de l’épaule, il s’agirait du mécanisme de surutilisation. Au membre inférieur, c’est plutôt une atteinte ligamentaire, soit une entorse. Il existe trois grades à l’entorse. Le grade 1 équivaut à un étirement du ligament, le grade 2 démontre une déchirure partielle de quelques fibres du ligament et le grade 3 indique une déchirure complète du ligament.

À l’épaule, on retrouve la tendinopathie de la coiffe des rotateurs. La coiffe des rotateurs est composée de quatre muscles, soit le sus-épineux, l’infra-épineux, le petit rond et le subscapulaire. Ceux-ci englobe l’articulation de l’épaule (gléno-humérale) et centralise l’humérus (os du bras) dans son articulation. De plus, ils amènent les mouvements d’abduction (lever le bras sur le côté), de rotation interne (main derrière le dos) et externe (main derrière la nuque). Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition de la tendinopathie :

  1. Un déséquilibre musculaire, donc une faiblesse peut provoquer une surcharge sur les autres muscles et les faire travailler plus qu’à l’habitude. Les muscles en antérieurs de l’épaule sont plus gros et plus puissants par rapport à ceux situés en postérieur. Donc, les muscles en postérieurs sont plus à risque à la tendinopathie.
  2. On retrouve une mauvaise mécanique du mouvement. Ceci peut inclure une perturbation de la proprioception ou du contrôle moteur. Un déficit à ce niveau se définit lorsque la personne ne réussit pas à synchroniser les deux articulations ensemble. Les articulations impliqués sont la gléno-humérale (l’épaule) et la scapulo-thoracique (l’omoplate).
  3. Une tension musculaire, une fatigue ou un surentraînement peut entretenir une mauvaise mécanique du mouvement et ainsi amener des compensations pour en résulter d’une tendinopathie.

 

Prévention des blessures et échauffement avant une partie de tennis

Globalement, on peut effectuer une course légère pour augmenter le rythme cardiaque et activer la circulation dans tous les membres du corps. Ensuite, il faut réchauffer les muscles spécifiques activement, c’est-à-dire pratiquer les frappes qui seront utilisées durant la partie. Si la blessure est déjà présente, on peut utiliser le taping pour ne pas aggraver la blessure en situation de jeu.

Précisément à l’épaule, on devra avoir une bonne force en abduction, rotation interne et externe pour la coiffe des rotateurs. Pour se faire, on peut utiliser des poids libres ou des élastiques d’entraînement. Ensuite, on devra faire évaluer le rythme scapulo-humérale et adopter une bonne posture pour éviter une perturbation du geste sportif. Généralement, on devra centraliser la tête humérale dans son articulation car elle a tendance à être antériorisée.

Un bon positionnement de la tête humérale et de l’omoplate ne devrait pas entraîner d’accrochage ou de craquement. Pour traiter un muscle enraidi, on veut aller étirer ce muscle. Dans ce cas-ci, les muscles les plus atteints sont situés à l’avant, soit le petit et grand pectoral.

Une rencontre avec un physiothérapeute pourra être bénéfique pour évaluer le mouvement sportif et corriger la problématique. Il pourra déterminer les étirements requis aux muscles enraidis, donner les bons exercices de renforcement, corriger le mouvement sportif et faire l’enseignement d’un bon positionnement des articulations en position statique et dynamique.

Laisser un commentaire